Valeur écologie
Les invités et les
petits-déjeuners
Serge lepeltier - Président de Valeur écologie
SERGE LEPELTIER
Président de Valeur écologie
Ancien Ministre de l’Ecologie
et du Développement Durable

S’il fallait résumer le principal objectif du Gouvernement auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir, cela pourrait être ainsi : « Réconcilier Ecologie et Economie ».

En effet, au cours du XIXème siècle et de la plus grande partie du XXème siècle, le développement économique s’est fait contre l’Ecologie. Le développement économique devant se poursuivre ( qui oserait penser que nous accepterions de ne plus nous développer voire de régresser ? Ce serait une vision idéologique qui tomberait dès sa confrontation aux réalités), nous devons faire preuve d’ingéniosité pour concilier ces deux domaines.

 

Le Point le 21 octobre 2008

Parfum d'union nationale sur l'environnement en France

Le projet de loi français sur la promotion de l'environnement a été adopté mardi à la quasi-unanimité, les députés socialistes apportant leur soutien à un texte important du gouvernement pour la première fois depuis le début de l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

La loi d'orientation dite "Grenelle de l'environnement", qui vise à donner une première traduction législative aux engagements pris il y a un an pour protéger la planète, a été approuvée par 526 voix contre quatre.

En septembre, le groupe socialiste et radical avait voté contre le renforcement des moyens français déployés en Afghanistan avant de s'abstenir, sous les huées de la droite, lors du vote du plan de sauvetage des banques.

Mardi, seuls trois députés de ce groupe se sont abstenus.

Les groupes UMP et Nouveau centre ont voté pour ainsi que tous les députés non-inscrits, dont le président du Modem François Bayrou, féroce critique du président français.

"La magie du Grenelle continue à opérer", s'est félicité le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, évoquant un "vote historique" qui renforce sa position sur la scène européenne.

Le gouvernement espérait ce vote massif afin de souligner la détermination de la France, qui préside actuellement l'Union européenne, à faire adopter dès décembre par les Vingt-Sept un plan de lutte contre le réchauffement climatique qui prévoit une réduction de 20% des émissions polluantes d'ici à 2020.

Confrontés à la crise financière, plusieurs, comme l'Allemagne, la Pologne ou l'Italie, traînent désormais les pieds au risque de priver l'UE du rôle de modèle qu'elle entend jouer dans les négociations internationales qui s'ouvriront bientôt pour préparer l'après-Kyoto, qui expire en 2012.

Selon Jean-Louis Borloo, le projet de loi adopté mardi est "une traduction fidèle aux engagements du Grenelle mais également une amplification" du texte, par le biais des 350 amendements adoptés au fil de débats longs et passionnés.

PAS "D'HYMNE À LA JOIE" DU PS

Les socialistes ont voté pour un texte "qui peut rassembler le pays au-delà des clivages politiques (...) pas pour faire un hymne à la joie pour Nathalie Kosciusko-Morizet ou Jean-Louis Borloo", a fait valoir François Hollande sur RTL.

"Quand c'est l'avenir de la planète et nos engagements européens qui sont en cause, il n'y a plus de clivage politique qui demeure", a ajouté le premier secrétaire du PS.

Dans un communiqué, le Bureau national du PS juge que le texte "manque d'audace" notamment sur le financement des mesures annoncées et promet "la plus grande vigilance" lors des débats parlementaires sur la loi d'application dite "Grenelle 2".

"C'est un 'oui, mais' que le Parti socialiste a accordé au Grenelle 1, en attendant le Grenelle 2", écrit l'exécutif du PS.

L'association France Nature Environnement salue "l'esprit de responsabilité et d'exigence écologique" de l'opposition, dont le vote représente une "victoire pour l'environnement".

A l'annonce du vote positif du PS, l'UMP s'est félicité, par la voix de Jean-François Copé, d'une "bonne nouvelle pour la démocratie". "C'est une bonne nouvelle pour la France et la planète", a renchéri le député UMP François Grosdidier.

Le groupe de la gauche démocratique et républicaine (GDR) s'est divisé.

Un seul élu écologiste, François de Rugy, a voté pour.

Trois communistes et un apparenté ont voté contre. Les autres membres du groupe se sont abstenus. Pour les députés communistes, ce texte contient "beaucoup de voeux pieux, parfois sans objectif précis, souvent sans financement".

Les Verts ont déploré que les débats parlementaires accouchent d'une "souris contre le réchauffement climatique".

Selon Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et député écologiste, "ce texte aurait pu être une bonne loi mais nous ne désespérons pas de le voir s'améliorer au cours des navettes" entre les deux assemblées.

Le Sénat doit examiner la loi d'orientation à partir de janvier.

Francois grosdidier

FRANCOIS GROSDIDIER Secrétaire général de
Valeur écologie
Député de la Moselle
Maire de Woippy
Président de la fédération
des maires de Moselle

Les menaces qui pèsent sur la santé et l'environnement, le climat et la biodiversité, concernent tous les citoyens et tous les responsables. L'écologie n'est ni de gauche, ni de droite. Les deux plus graves catastrophes écologiques, Tchernobyl et la mer d'Aral, sont le résultat du collectivisme, pas du capitalisme. Cela n'empêche pas les Etats-Unis et et leur modèle d'avoir une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique et l'épuisement des ressources naturelles. Si l'écologie n'appartient pas à la droite, elle répond cependant à des principes de la droite dont je me revendique:

-la notion de responsabilité, individuelle comme collective, identifiée et assumée et, le cas échéant récompensée ou sanctionnée.

-l'idée conservatrice au sens noble, c'est à dire la conscience du devoir de léguer à nos descendants le patrimoine que nous ont légués nos ascendants.

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