
S’il fallait résumer le principal objectif du Gouvernement auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir, cela pourrait être ainsi : « Réconcilier Ecologie et Economie ». |
| Elus et sympathisants de l'UMP étaient invités hier en fin de journée, à Auxerre, à parler développement durable, réchauffement climatique, gestion des déchets ou encore Grenelle 1 et 2... Autant d'interventions ponctuées par le message de François Grosdidier, député UMP de la Moselle et secrétaire du pôle écologiste de la majorité présidentielle. Un pôle né à la fin de l'année dernière de la fusion de Valeur Ecologie créé en 2005 par Serge Lepeltier, ancien ministre de l'Ecologie, de l'association Ecologie Responsable (créé en 2003 par François Grosdidier) et du réseau Ecologie bleu de Patrick Hernu. "Il nous a paru nécessaire de structurer la pensée écologique dans notre famille politique" a expliqué hier François Grosdidier, secrétaire de cette nouvelle association, conscient que cette même famille politique n'est pas naturellement tournée vers l'écologie... conscient également du poids des lobbies. Le nouveau pôle entend à la fois "faire oeuvre de pédagogie en direction des adhérents, élus locaux et parlementaires" et "s'inscrire sur le plan national comme un laboratoire d'idées comprenant des parlementaires, des hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprises, des représentants d'ONG". "Les questions environnementales sont trop souvent restées l'affaire de spécialistes alors que ce sont des questions qui engagent toute la société" estime François Grosdidier. "Ne pas opposer croissance et écologie" "Nous devons inventer et mettre en oeuvre un modèle qui réponde aux grands enjeux sanitaires environnementaux ets 'inscrive dans la pensée libérale." Non sans un certain cadre : "nous devons appliquer le principe pollueur-payeur, l'économie de marché doit intégrer le coût environnemental. Nous devons avoir une fiscalité qui modifie les comportements comme commence à le faire le bonus-malus automobile". Le secrétaire du pôle écologiste invite à "aborder toutes ces questions sans dogmatisme ni conservatisme. L'écologie ne doit pas s'affirmer qu'en opposition, sinon elle se marginalise . Ce que nous voulons, c'est ne plus opposer croissance et écologie, développement et environnement. Notre pari est d'orienter la croissance eeet le développement, en intégrant la contrainte environnementale." Sa venue hier dans l'Yonne correspond aussi à une volonté de quadriller.le territoire etd e s"structurer le réseau en Province". Guillaume Hervieux, assistant parlementaire de Jean-Pierre Soisson a été désigné délégué Bourgogne du pôle écologiste qui se choisira prochainement un délégué départemental." |
FRANCOIS GROSDIDIER
Secrétaire général de
Valeur écologie
Député de la Moselle
Maire de Woippy
Président de la fédération
des maires de Moselle
Les menaces qui pèsent sur la santé et l'environnement, le climat et la biodiversité, concernent tous les citoyens et tous les responsables. L'écologie n'est ni de gauche, ni de droite. Les deux plus graves catastrophes écologiques, Tchernobyl et la mer d'Aral, sont le résultat du collectivisme, pas du capitalisme. Cela n'empêche pas les Etats-Unis et et leur modèle d'avoir une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique et l'épuisement des ressources naturelles. Si l'écologie n'appartient pas à la droite, elle répond cependant à des principes de la droite dont je me revendique:
-la notion de responsabilité, individuelle comme collective, identifiée et assumée et, le cas échéant récompensée ou sanctionnée.
-l'idée conservatrice au sens noble, c'est à dire la conscience du devoir de léguer à nos descendants le patrimoine que nous ont légués nos ascendants.