Après la mise en place des délégations régionales en Rhône Alpes (sous la conduite d'Yves Nicolin, Député de la Loire) et dans le Nord (avec Christian Decoq, ancien Député), Valeur écologie poursuit son développement territorial. En Bourgogne avec Guillaume Hervieux, actuel collaborateur parlementaire de Jean Pierre Soisson, et en région Pays de Loire avec Romain Thomas, jeune chef d'entreprise et élu municipal d'opposition à Angers, Valeur écologie fait le pari de la jeunesse et de l'avenir.
Christian Decoq, ancien Député, conseiller communautaire de Lille, délégué régional de VE, Jacques Vernier, Maire de Douais, conseiller régional, ancien Député et ancien Député européen, délégué départemental VE Nord, et Philippe Rappeneau, adjoint au Maire d'Arras, délégué départemental VE Pas de Calais, ont accueilli mercredi 11 février François Grosdidier à Lille pour le lancement officiel de la délégation régionale. Après avoir participé à l'émission Midi Pile sur France 3 Nord Pas de Calais, François Grosdidier et ses hôtes ont animé une conférence de presse avant de terminer cette journée par un dîner débat réunissant une cinquantaine de personnes.
Mardi 28 avril prochain, Valeur écologie organise une rencontre entre les parlementaires et adhérents de l'association avec Madame Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Contact : Jean Philippe Zappa, 01 40 63 72 44, jpzappa@gmail.com.
Premier séminaire de Valeur écologie à l'Assemblée Nationale
Mercredi 18 mars, Valeur écologie organisait son premier séminaire à l'Assemblée Nationale sur le thème : écologie et médias, entre catastrophisme et complot du silence. Animé par Serge Lepeltier et François Grosdidier, ce séminaire a accueilli une cinquantaine de participants attentifs aux témoignages de journalistes et de Parlementaires.
Serge Lepeltier a évoqué son expérience ministérielle et la difficulté de mobiliser la presse sur des questions de fonds mais où les enjeux ne sont pas toujours spectaculaires à court terme. Répondant à une attente d'immédiateté de la part des lecteurs ou téléspectateurs, les journalistes privilégient trop souvent l'information choc au dépend des analyses de fond. Le président de VE en a tiré une conviction « pour être efficace, il faut faire simple. » François Grosdidier a rappelé « l'épisode OGM », revenant plus précisément sur la manière dont les principaux médias avaient suivi et traité les débats lors de l'analyse du texte OGM à l'Assemblée Nationale en mai dernier. Pour le secrétaire général de VE, « il est difficile de faire passer nos messages dès lors qu'ils sont complexes et que l'on n'émet pas un avis tranché et définitif. Ce qui a le plus intéressé la plupart des médias n'était pas, lors de ce débat, mes arguments ou contre-arguments mais ma posture d'opposition au sein même de la majorité présidentielle. » Pour mémoire, un grand quotidien national, proche de cette majorité, a évoqué cette opposition d'un député UMP sans même citer son nom...
Allain Bougrain Dubourg, le médiatique animateur de télévision et Président de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) a souligné la réelle difficulté de faire entendre une voix raisonnable pour les défenseurs de l'écologie. C'est donc pour gagner en efficacité médiatique qu'il a décidé de faire appel à des personnalités connues (Brigitte Bardot ou Sophie Marceau notamment) pour l'accompagner dans ses actions visant à défendre les oiseaux.
Nicolas Chateauneuf, journaliste à France Télévision, a pour sa part insisté sur le fait que les téléspectateurs sont, selon lui, de plus en plus attentifs aux questions environnementales et sont donc demandeurs d'information. L'enjeu pour les journalistes TV est alors de trouver des angles porteurs en matière d'image « il est aujourd'hui fréquent, lors d'émissions en prime time, de diffuser des reportages de 20 minutes sur des questions liées à l'écologie. Ce n'était pas forcément vrai il y a queques années, donc la demande des téléspectateurs existe. A nous journalistes de trouver les bons angles, à vous responsables politiques et associatifs, de nous alerter sur certains sujets »
Yves Nicolin, Député de la Loire, délégué régional Rhône Alpes de VE, rappelle « qu'on ne peut se passer des médias pour porter le message de l'écologie et que, même si le traitement de l'information n'est pas toujours satisfaisant, de gros progrès ont été fait depuis plusieurs années. Avant on ne parlait pas du tout de certains sujets, des questions de la santé environnementale, aujourd'hui on en parle un peu plus même si cela est parfois fait de façon trop caricaturale. »
Le sénateur des Alpes Maritimes Louis Nègre, rapporteur du Grenelle de l'Environnement au Sénat, a pour sa part évoqué une initiative personnelle originale : en qualité de Maire de Cagnes sur Mer, il a demandé au cinéma municipal d'organiser des projections gratuites du film d'Al Gore « une vérité qui dérange ». La grande difficulté est aujourd'hui, selon le néo-sénateur, que « depuis la catastrophe de Tchernobyl ou la crise de la vache folle, le grand public ne croit plus dans la parole des politiques. »

Nous sommes aujourd’hui plus de 40 millions à utiliser un téléphone portable contre 30 millions en 2000. Que cela soit pour un usage purement privé ou professionnel la popularité de cet outil de communication ne se dément ni en France ni à l’étranger. La téléphonie mobile utilise des ondes électromagnétiques radiofréquences pour la transmission de données entre un téléphone cellulaire et une station de base. La fréquence de ces ondes est mesurée en hertz et leur puissance en watt par mètre.
Sur ce sujet le principe de précaution doit s’appliquer à au moins deux situations :
D’abord l’utilisation même du portable : En effet, de récentes études concluent à une dangerosité du portable porté à l’oreille à proximité du cerveau et notamment dans un espace clos comme dans une voiture. D’autres experts étudient le risque de la mise en poche des téléphones mobiles qui aurait pour conséquence une stérilité masculine accrue. Surtout, les jeunes enfants sont les plus fragiles et le portable à leur usage est à proscrire.
Ensuite l’impact des antennes relais sur la santé : Les tribunaux ont en effet récemment demandé à des opérateurs le retrait de certaines de ces antennes au nom du principe de précaution. Cette question mérite d’être approfondie, notamment pour les antennes les plus puissantes émettant dans les zones les plus diffuses. Curieusement, elle mobilise bien davantage que l’usage du téléphone lui-même. Peut-être à tort.
L’enjeu de demain sera alors de savoir concilier le principe constitutionnel de précaution à la nécessaire couverture du territoire par les opérateurs de téléphonie mobile.