newsletter n°3 - juin 2009
Nous avons le plaisir de vous inviter au 7ème rendez-vous des
“Petits-déjeuners de Valeur écologie“.
Il aura lieu le mercredi 24 juin 2009, de 08 heures 30 à 10 heures.
Ce petit-déjeuner se tiendra au restaurant « chez Françoise »,
Esplanade des Invalides Aérogare Air France, 75007 Paris.
Après nos précédents rendez-vous auxquels un large public a participé, nous vous proposons de nous retrouver autour du débat-discussion suivant :
“La condition animale : enjeu actuel ?“
Nous accueillerons comme invité,
Allain BOUGRAIN-DUBOURG,
animateur, producteur, réalisateur, connu pour son parti pris sans faille et sans concession en faveur de la protection du monde animal.
Retour sur la rencontre entre Chantal Jouanno et
Valeur Écologie, mardi 28 avril
Mardi 28 avril dernier, la secrétaire d’Etat en charge de l’Ecolgie a reçu Valeur Ecologie dans le cadre d’une rencontre amicale et informelle.
Pour Serge Lepeltier et François Grosdidier, cette première rencontre avec la nouvelle Secrétaire d’Etat a permis « d’une part de mieux se connaître pour mieux travailler ensemble, et d’autre part de commencer à préparer les prochaines étapes du Grenelle, notamment par une meilleure sensibilisation et information des Parlementaires de notre majorité présidentielle ».
Lors de cette rencontre, Serge Lepeltier, a rappelé à Chantal Jouanno les objectifs et le fonctionnement de l'association « Valeur Écologie, pôle écologique de la majorité présidentielle ». Il a également insisté sur la nécessité de mieux informer les Parlementaires et les sympathisants de la majorité présidentielle sur les enjeux environnementaux.
Après avoir mis en évidence l'impact humain sur l'environnement, François Grosdidier a rappelé la responsabilité de l'association en terme d'action et de sensibilisation du plus grand nombre, aux questions environnementales : « nous ne sommes pas là pour nous complaire mais pour agir, informer et sensibiliser ». Sur ce point, « Valeur Ecologie » se donne comme objectif de toucher en premier lieu les parlementaires de la majorité, qui, comme l'a rappelé François Grosdidier : « se sont déjà prononcés lors du débat OGM en faveur d'une logique productiviste d'un autre âge, en dépit de la préoccupation écologique ». Le Député de la Moselle a rappelé qu’il avait, lors de ce débat sur les OGM, tenté de défendre le projet du Gouvernement.
Serge Lepeltier et François Grosdidier ont assuré, au nom de « Valeur Écologie », qu’ils seront « toujours présents aux côtés de Nicolas Sarkozy et du ministère de l'écologie dans les prochains débats concernant les problématiques environnementales ».
La secrétaire d’État a enfin confirmé sa volonté de travailler avec « Valeur Écologie » : « je compte sur vous pour être le relais de nos engagements auprès des parlementaires de la majorité. Nous devons dès maintenant travailler ensemble pour que vous puissiez également nous relayer toutes les idées innovantes que les membres de Valeur Écologie peuvent imaginer.
Portrait
Romain Thomas, conseiller municipal d’opposition de la ville d'Angers, est délégué régional Pays de la Loire de Valeur Écologie.
A 29 ans, Romain Thomas affiche déjà un parcours politique très étoffé. Diplômé de l'IEP (Institut d’Etudes Politiques) de Toulouse, il a rejoint le Maine-et-Loire en 2002 pour remplir les responsabilités de secrétaire départemental UMP en charge de la communication. Cette même année, il devient assistant parlementaire d'André Lardeux, Sénateur, puis devient conseiller de Christophe Béchu, Président du conseil général de Maine-et-Loire. En 2005, il suit Roselyne Bachelot au Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports comme collaborateur. avant d'entrer dans l'opposition au conseil municipal de la ville d'Angers en 2008.
Aujourd'hui chef de projet dans une agence de communication, il reste engagé et soutient Valeur Écologie depuis un an. C'est une prise de conscience progressive qui a éveillé son intérêt pour l'environnement. Le développement durable dans ses trois dimensions, requiert selon lui « une politique publique dynamique et moderne aussi bien à l'échelle nationale que locale, le développement durable va au delà du discours :
c'est l'action avant tout ».
Encore « épaté » que le Grenelle de l'environnement ait été adopté avec un tel enthousiasme au niveau national, cette loi restera pour lui le « symbole de l'union malgré les divergences politiques, même si aujourd'hui, toutes ces mesures doivent être suivies au niveau local. »
C'est dans ce but qu’il est devenu délégué régional de Valeur Écologie en Pays de la Loire. L'association est pour lui « un aiguillon, une force qui pousse le gouvernement à être innovant. Par son statut et sa proximité, elle doit anticiper les grandes questions écologiques ». Le développement durable relève, selon lui, d'enjeux concrets qui parlent à tous les français : « la démarche de Valeur Écologie est l'ouverture car elle peut donner des points de vue décalés et permet de débattre avec des interlocuteurs au delà des clivages politiques ».
Contact :
romainthomas@wanadoo.fr
06 61 43 18 73
Rencontre avec Patrice Hernu
Patrice Hernu, économiste et administrateur de l'INSEE, est Président fondateur de la Ligue Européenne pour l'Ecologie et l'Environnement. En 2002, il figurait parmi les cinq fondateurs de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP). Engagé dans le développement écologique depuis 40 ans, il travaille aujourd'hui à l'élaboration de programmes environnementaux. Depuis octobre 2008, son mouvement Ecologie Bleue a fusionné avec Valeur écologie
Une vie dédiée à la prise en compte de l’écologie par les responsables politiques.
Professeur d'économie politique à l'Université Paris-Dauphine dans les années soixante-dix, Patrice Hernu fût alors l’un des tout premier en France à entamer des travaux de recherche sur la croissance durable inspirés par le courant de pensée du Club de Rome. En 1972, il co-rédigea avec Jean-Michel Belorgey le programme du Parti Socialiste sur l'environnement.
En 1989, Patrice Hernu participe à la fondation de Génération Écologie aux côtés de Brice Lalonde, Jean-Louis Borloo et Jean-Michel Belorgey. L’objectif est alors de replacer les questions écologiques au cœur du débat politique.
La scission de Génération Ecologie en 1996 amène Patrice Hernu à rejoindre l'UDF pour lui apporter une réflexion et une vision écologiques. « Écologie Bleue » est alors créée.
Dès lors, Patrice Hernu participe à la refondation de l'UDF avec François Bayrou et rédige, aux cotés de Jean-Louis Borloo, la charte du parti dans laquelle est intégrée, pour la première fois, la notion de développement durable.
Le 4 octobre 1996, il signe avec François Bayrou le pacte écologique en 10 points (10 ans avant le pacte écologique de Nicolas Hulot).
En 2002, avec Nathalie Kosciusko-Morizet et Serge Lepeltier, il participe à la fondation de l'UMP afin de faire peser les enjeux écologiques dans les programmes du parti de la majorité. « Écologie Bleue » renonce alors à devenir un parti associé, pour privilégier sa position de composante fondatrice.
L'instauration du Conseil National du Développement Durable au sein de l’UMP, médiatise peu à peu l'écologie au sein du parti. Parallèlement, Patrice Hernu décide de créer « France Europe Planète Bleue » pour alimenter la réflexion écologique de l'UMP. Cette fondation compte aujourd'hui 40 000 affiliés de toutes sensibilités.
Face aux nouveaux enjeux environnementaux, les réseaux locaux « Écologie Bleue » ont décidé de se mobiliser et de fusionner avec « Valeur Ecologie ».
Sophie Houlbrèque : pourquoi avez-vous choisi de fusionner votre mouvement, Ecologie Bleue, avec Valeur écologie ?
Patrice Hernu : je souhaite que les militants politiques qui ont le sentiment de l'urgence écologique viennent soutenir le mouvement et que le soutien public reste mobilisé au sein des associations , des fédérations… Aux côtés de Serge Lepeltier et de François Grosdidier, deux écologistes authentiques et convaincus, je pense que nous pouvons porter plus encore les préoccupations environnementales au sein de l’ensemble de la majorité présidentielle.
SH : quels sont les sujets prioritaires que vous souhaitez placer au cœur des travaux et réflexions menés au sein de Valeur écologie ?
PH : l’une des priorités aujourd’hui est incontestablement celle de la valeur carbone. Il faut essayer d'imaginer des mécanismes de marché qui conduisent les pays à s'engager sur le bon chemin. Les récents rapports du GIEC démontrent qu'il faut préserver le carbone, et principalement le carbone fossile, pour la biodiversité. Pour cela, il est nécessaire de lui donner une valeur et d’organiser des dispositifs universels qui lui donnent une légitimité.
SH : de quels instruments disposons-nous aujourd’hui pour cela ?
PH : les deux instruments dont nous disposons aujourd'hui sont la taxe carbone et le système d'échange de permis. Ces instruments ont été créés afin de donner au carbone une valeur qu'il n'a pas sur le marché pour que les entreprises s'échangent leurs contraintes. Or ces systèmes sont nationaux et leurs coûts pour une entreprise française sont donc différents des coûts pour une entreprise d'un pays voisin. Cette complexité amène aujourd'hui des entreprises à spéculer sur des valeurs toxiques carbones de la même manière que les banques ont spéculé sur les valeurs financières. Il est donc essentiel d'harmoniser ce système, et seul le système monétaire global est capable de l'aider.
SH : comment cela se traduit-il concrètement sur l’activité et la croissance économique mondiale ?
PH : prenons pour exemple le déficit américain : lorsqu'un américain gagne 25 dollars, il en dépense 26 ; de son côté, lorsqu'un chinois gagne 1 dollar, il en épargne la moitié. Du déficit financier américain découle donc le déficit de l'énergie, essentielle à leur croissance. La dette financière des États-Unis sur les pays émergents rejoint ainsi la dette énergétique et environnementale qu'ils ont sur ces pays. Ce schéma n'attire donc plus les investissements énergétiques des pays comme la Chine ou les pétromonarchies.
SH : en conclusion, que préconisez vous ?
PH : l'idée est de donner une valeur monétaire aux ressources fossiles. Ainsi, plus un pays s'abstient d'exploiter son carbone, plus sa monnaie s'apprécie. Récemment, on a connu deux trains de négociation : le G20 et Copenhague. Il faudrait donc coordonner les deux pour lier les enjeux écologiques aux enjeux économiques.
Contacts
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06 62 06 14 49 olivier.decard@free.fr
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