Valeur écologie
Les invités et les
petits-déjeuners

Brèves

Article de l'Express du 22 juin 2012 / Mathilde Cesbron

 ECOLOGIE - L'intervention de François Hollande au sommet de Rio "manquait de souffle", a affirmé François Grosdidier, sénateur UMP de Moselle. Le changement de ministre de l'Economie ne rassure pas non plus les écologistes.

 François Hollande avait défendu la place de l'écologie dans sa campagne présidentielle. A peine deux mois après son élection, le chef de l'Etat semble avoir oublié ses ambitions. En témoignent son passage discret au sommet de Rio et le remaniement qui vient de toucher le ministère de l'Ecologie. 

Peu avant son élection en mai dernier, François Hollande avait insisté pour que l'écologie, durant son mandat, ait "une feuille de route précise". Il s'était également engagé à "procéder dès le début du quinquennat à un examen systématique de l'ensemble des dispositions défavorables à l'environnement". Enfin, son accord avec les Verts sur certains thèmes phares de l'écologie, malgré une absence d'entente sur le nucléaire, avait permis de placer le souci de la planète parmi les sujets importants de la campagne présidentielle.  


 Un mois après, les bonnes résolutions de François Hollande semblent appartenir au passé. Le chef de l'Etat n'a pas su tenir une ligne claire au sommet Rio+20 et le récent remaniement ne présage rien de bon pour le ministère de l'Ecologie trop souvent laissé dans l'ombre. 

"Manque de souffle"

Le président de la République s'est montré sur la réserve en conférence de presse mercredi lors du sommet Rio+20. Ne sachant sur quel pied danser, François Hollande a salué des avancées "sur la préservation des océans" et "sur l'économie verte" tout en soulignant une "étape insuffisante" sur l'accord à l'arraché conclu sur le développement durable. 

 La droite n'a pas laissé passer une occasion de critiquer le chef de l'Etat. François Grosdidier, Président de Valeur écologie, un think-tank de droite, est très sévère sur le rôle de François Hollande lors du sommet de Rio mercredi. Le sénateur UMP de Moselle affirme que le chef de l'Etat a clairement "oublié les ambitions environnementales de la France". 

"Son intervention manquait de souffle. Le président doit porter haut et fort la voix de la France et entraîner la communauté. Il n'a pas eu ce rôle", juge-t-il.  

L'élu jure que l'écologie était mieux représentée sous les précédents gouvernements de droite. "Sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la voix de la France a porté et montré le cap, tant sur la scène nationale qu'internationale ", explique-t-il, soulignant le discours "décalé" de François Hollande lors du sommet de Rio. C'est quand même oublier que Nicolas Sarkozy a largement méprisé le sujet dans les derniers mois de son quiquennat. 



Eviction de Bricq: un mauvais présage?

Autre mauvais signe, le sort réservé au ministère de l'Environnement lors du traditionnel remaniement ministériel post-législatives.  

La ministre de l'Ecologie, Nicole Bricq, a été priée de quitter son poste pour endosser la fonction de ministre du Commerce extérieur. Cette "éviction" ne plaît pas aux Verts, en particulier à Jean-Vincent Placé. Légèrement échaudé ce matin sur Europe 1, le sénateur EELV s'interroge sur ce "drôle de message" envoyé aux écologistes. Il estime que c'est "un bémol" au remaniement. Interrogé par L'Express, l'élu des Verts demande des explications à ce départ inattendu. 

Chantal Jouanno, elle aussi, voit en cette éviction une mauvaise nouvelle et "une trahison des principes écologiques", regrettant que la ministre de l'écologie déchue ait été victime de ses prises de position sur le forage en Guyane. Elle s'était opposée à des autorisations de forage, s'attirant le soutien des ONG. Cette prise de position n'a peut-être pas plu à Matignon qui l'a remplacée par Delphine Batho. 

Quant à Nicolas Hulot, il constate dans une interview au Nouvel Observateur que "le Ministère de l'Ecologie est passé du premier rang avec Jean-Louis Borloo au neuvième avec Nicole Bricq".  


"Pas de liberté de vote"

 
Même si les militants écologistes n'ont "aucun préjugé et attendent de voir", cette nomination n'est pas un bon signe.  

Pour François Grosdidier, le plus inquiétant n'est pas de voir Nicole Bricq remplacée, mais de constater une absence d'élus écologistes à des postes cruciaux comme celui de l'Ecologie. "Les Verts sont discrédités en n'ayant pas l'un des leurs à la tête du ministère de l'Ecologie", remarque-t-il

Enfin, à tout cela s'ajoute la récente déclaration dAlain Vidalies. Le ministre des Relations avec le Parlement a déclaré qu'étant associés au gouvernement, les écologistes d'EELV auraient à l'Assemblée "la liberté d'expression, mais pas la liberté de vote". Une déclaration qui a fait beaucoup de bruit parmi les écologistes. Néanmoins, mesurant "l'ampleur de la tâche", les Verts ne deséspèrent pas de "peser sur les grands enjeux énergétiques", a assuré Jean-Vincent Placé. 

L'écologie bénéficie peut-être d'un groupe à l'Assemblée et d'un autre au Sénat, ainsi que de deux ministres Verts dans le gouvernement, mais le sujet ne parvient visiblement pas à trouver sa place dans le début du mandat de François Hollande.  





















Réaction du 25/09/2012

Presque 13 ans après les faits, la Cour de cassation par une sage décision confirme le principe de Pollueur – Payeur.

Coupable et responsable. Toutes les condamnations pénales prononcées en 2010 dans l'affaire du naufrage de l'Erika sont validées.

La Cour alourdit encore la condamnation de la cour d'appel en estimant Total également civilement responsable de la catastrophe, validant ainsi les dommages et intérêts déjà payés par le pétrolier, et le condamnant à « réparer les conséquences du dommage solidairement avec ses coprévenus d'ores et déjà condamnés », sans oublier les dommages et intérêts.

Inscrit dans la Constitution depuis l’adoption en  de la Charte de l’Environnement, le principe de Pollueur – Payeur devait connaître encore une application effective par les tribunaux. C’est désormais chose faite par la plus haute de nos juridictions.

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Valeur écologie participera pour la 4ème année à toutes les délibérations, discussions et réunions du Prix Energies Citoyennes avec l'AMF, Le Comité 21, Fonaterra, Les Maires des grandes villes, Les Echos, La gazette des communes....

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Article de presse La Lettre A du 07/03/2013

Valeur écologie redore son blason

Opération séduction pour le président du think-tank de droite Valeur écologie ...

(Lire la suite sur le site de La Lettre A / lalettrea.fr)

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PARIS (Reuters), 5 juin 2013 - La ministre de l'Energie, Delphine Batho, a exclu mercredi toute modification de la loi interdisant la fracturation hydraulique qui rend impossible l'exploitation en France du gaz de schiste.

"Il ne faut pas assouplir la loi sur la fracturation hydraulique", a déclaré Delphine Batho sur RMC et BFMTV, en déplorant les "dégâts environnementaux" provoqués aux Etats-Unis par l'exploitation du gaz de schiste.

Le Conseil d'Etat examine une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée en avril par la société pétrolière américaine Schuepbach Energy pour contester la loi française du 13 juillet 2011.

Les compagnies pétrolières et le patronat français critiquent la loi française qui empêche, selon eux, d'exploiter un filon prometteur.

"Il faut évidemment permettre la recherche", a déclaré mercredi la présidente du Medef, Laurence Parisot, opposée à Delphine Batho lors d'un débat sur RMC et BFMTV.

"Nous empêchons de considérer une ressource qui pourrait tout changer", a-t-elle ajouté. "Si la technique est correctement mise en place, l'utilisation est sans risque".

Source: Patrick Vignal



 

Newsletter 17 (2014)

Version papier disponible sur demande

Le MAG N°17 - JUIN 2014 - ------------------------------------------------------------------------------------ La France, de par sa situation géographique occupe un rôle tout particulier dans le réseau de transport Européen, c’est un atout, mais un atout qui a aussi son lot de difficultés, le transport routier de masse engendre incontestablement des nuisances. Prévue dans la Loi Grenelle de 2009 pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes empruntant les routes nationales, départementales et communales, soit plus de 15.000 kilomètres dans 65 départements, l’Ecotaxe est censée rapporter 1,1 milliard d'euros. La France a besoin d’un signal fort pour faire évoluer les comportements en faveur de modes de transports plus durables. Elle ne peut plus absorber sur ses routes, parce que l’Allemagne et la Suisse ont instauré une taxe poids lourds, un flot de camions qui ne s’acquitteraient pas d’un droit d’usage. Et le lien avec les collectivités territoriales est fort puisqu’une partie des recettes Ecotaxe leur est destinée pour l’entretien du réseau routier qu’elles gèrent. Mais ce lien précis va encore plus loin. Le triptyque Ecotaxe – Collectivités – Grands travaux est aujourd’hui porteur de plus d’une centaine de grands chantiers liés aux transports collectifs. Et la suspension de l’Ecotaxe a sur eux des effets négatifs puisqu’ils sont suspendus, une partie de l’argent récoltée devait les financer. C’est donc un coup d’arrêt fatal qui est opposé au développement des collectivités. Et avec les dernières annonces du gouvernement, ça va continuer. C’est du perdant-perdant : Perdant pour l’écologie : réchauffement climatique avec le CO2, particules avec le diesel, pollution de l’eau avec le maintien de l’élevage intensif, souffrance animale dans les transports… Perdant pour l’emploi : encouragement de la délocalisation au détriment des filières courtes et de l’emploi local, perdant pour la Bretagne et l’activité agroalimentaire, perdant pour la Lorraine, Ecomouv devait compenser les restructurations militaires… Perdant pour les finances publiques : financement par les autres impôts (sur le revenu, TVA) des dépenses de l’Etat qui devaient l’être par l’Ecotaxe, idem à l’échelle des départements, indemnisation d’Ecomouv par l’Etat… Les pouvoirs publics s’y prennent mal, il est impossible aujourd’hui de tirer un trait définitif sur un tel système. En période de crise, alors que le gouvernement peine à trouver des sources d’économies, comment imaginer l’abandon définitif de l’Ecotaxe ? Comment le gouvernement pourrait justifier le versement de plusieurs centaines de millions d’euros à la société Ecomouv en dommages et intérêts, alors qu’il peine à trouver des sources d’économies. Mais quelles solutions mettre en avant ? Comment continuer à financer, comme je l’ai dit précédemment, une grande politique de travaux en liaison avec les collectivités, si l’Etat doit investir luimême ? Et que dire des propositions émanant du Ministère de l’Ecologie. Il est impossible de mettre une vignette en place qui ne toucherait que les transporteurs étrangers. De même, pourquoi les sociétés d’autoroute accepteraient-elles de partager leurs bénéfices ? Le manque à gagner serait répercuté tôt ou tard sur le coût des péages. L’Ecotaxe est donc nécessaire, quelques aménagements envisageables, mais elle représente une chance pour nos territoires, une aide indispensable pour les collectivités. ----------------------------------------------------------------- François GROSDIDIER Vice-Président de la Commission d’enquête sur les modalités du montage juridique et financier et l'environnement du contrat retenu in fine pour la mise en oeuvre de l'écotaxe poids lourds Oui, l’ECOTAXE est un mécanisme nécessaire et indispensable à la France ! L’écotaxe : une avancée positive pour les infrastructures routières de notre pays. Par un avis favorable en date du 23 mai 2013, le Conseil constitutionnel a notamment validé un dispositif important pour la mise en place de l'écotaxe poids-lourds. Par cette décision, la loi adoptée par le Parlement le 23 avril 2013, est jugée conforme à la Constitution Française. C’est une étape essentielle qui est franchie avec l’introduction du premier mécanisme de fiscalité écologique, dont la mise en oeuvre s’appuie sur un dispositif simple, juste et efficace. Le ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche estimait à l’époque « qu’il est nécessaire d’inciter les transporteurs à choisir des modes de transport plus durables à chaque fois que c’est possible, à rationaliser le transport de leurs marchandises, mais sans fragiliser le secteur du transport ». Le produit de cette écotaxe servira à financer les nouvelles infrastructures de transport au service d’une mobilité plus durable, qui ont été identifiées parmi les priorités du plan d’investissements souhaité par le Président de la République. La loi citée précédemment doit rééquilibrer le rapport de force entre les transporteurs et leurs clients, elle protège également les emplois et elle devait même en recréer de nombreux en Moselle. Mais, le système actuel et suspendu par le gouvernement. Que faire ? Nous estimons qu’il doit-être actualisé, il faut une écotaxe rénovée, sans perdre trop de temps. N’oublions pas que l’Ecotaxe vise à inciter les entreprises à utiliser, pour le transport de marchandises, des modes moins polluants, et à favoriser les circuits courts. L’écotaxe, c'est une redevance vertueuse, une redevance votée par la quasi-totalité des parlementaires ! Lorsque le gouvernement de François FILLON a fait voter la taxe, la profession routière n'était pas plus contente qu’aujourd’hui, les oppositions étaient là et de nombreux freins sont apparus. Mais conscient de l’enjeu pour les uns et les autres, des contreparties, comme la suppression de la taxe à l'essieu ou encore l'ouverture totale du réseau routier aux camions de 44 tonnes, avaient été mise en avant. Tout cela nous semble logique, il ne faut toutefois pas tomber dans des extrêmes, comment pourrait-on justifier l’éventuelle exemption totale des routes bretonnes ? Ce serait créer des inégalités inacceptables entre les Français. Une précision pour répondre à de nombreuses contrevérités ou erreurs, ce n’est pas le transporteur qui doit régler la taxe, mais bel et bien le donneur d’ordre. De même, les camions étrangers n’échappent à la taxe, ce n’est donc pas un frein imposé aux entreprises d’un pays au détriment de celles des pays voisins. Cette taxe a d'abord été pensée comme un impôt écologique, une incitation pour faire en sorte que les entreprises puissent réduire les distances de leurs transports de marchandises. Au moment du Grenelle de l'environnement lancé par Nicolas SARKOZY, alors Président de la République, Jean-Louis BORLOO, Ministre de l'Ecologie, estimait notamment que l’Ecotaxe aiderait la France à atteindre ses objectifs en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. L’Ecotaxe, via la société Ecomouv qui est censée la gérer et l’organiser, c’est aussi une chance pour un territoire, la Moselle. Car la suspension de l'écotaxe fragilise la centaine de femmes et d'hommes qu'Ecomouv' vient de renoncer à embaucher sur le site de l'ancienne Base Aérienne 128. Pour compenser le départ de la base (plusieurs centaines d’emplois perdus), Ecomouv devait redynamiser un secteur économique. L’écotaxe : questions/réponses et focus sur un système indispensable Qu’est-ce que l’écotaxe poids lourds ? C’est une écotaxe prélevée sur les poids lourds qui circulent sur les routes françaises. Elle a été inscrite en 2009 dans la loi Grenelle 1. Elle devait entrer en vigueur le 1er janvier 2014, mais suite à la controverse sur sa mise en oeuvre et les contestations parfois violentes à son encontre, le Gouvernement a reporté pour le moment le principe de l’écotaxe. La mise en oeuvre de l’écotaxe avait déjà était décalée pour des raisons techniques. Quels sont les poids lourds concernés par l’écotaxe ? Les poids lourds de transport de marchandises, vides ou chargés, dont le poids est supérieur à 3,5 tonnes, que son propriétaire travaille en compte propre ou pour compte d’autrui (transporteur routier). À quoi sert cette écotaxe ? L’écotaxe vise à instaurer un cercle vertueux : dans une logique écologique, c'est un signal prix pour inciter à modifier les comportements en faveur de modes de transport plus durables. Elle permet aussi de faire payer l’usage des routes par l’utilisateur réel, tout en dégageant des recettes pour financer les infrastructures de transport, notamment le rail et le transport fluvial. Comme elle concerne aussi les camions vides, elle sera dissuasive et incitera les transporteurs à rationaliser leurs tournées. Qui va la payer ? L’écotaxe est payée par les transporteurs routiers, mais sera répercutée sur les chargeurs, c'est-à-dire ceux qui commandent la prestation de transports. En effet, les transporteurs routiers pourront augmenter leurs prix de transport, de façon à ce que l’écotaxe pèse sur les clients. C’est ce mécanisme de majoration forfaitaire du prix de la prestation de transport qui a été présenté en février 2013 au Parlement. Il a été adopté définitivement le 24 avril 2013. Le Conseil Constitutionnel en a validé la constitutionnalité le 23 mai 2013. Quelles sont les routes soumises à l’écotaxe ? Ce sont les routes nationales non payantes et les routes départementales qui contournent les itinéraires payants. Cela représente 15 000 kilomètres de routes : 10 000 kilomètres de routes nationales et 5 000 kilomètres de routes départementales ou communales dans 65 départements. Les poids lourds étrangers sont-ils taxés au même titre que les poids lourds français ? Oui, le prélèvement de l'écotaxe ne dépend pas de la nationalité du véhicule, mais uniquement des kilomètres parcourus par le véhicule sur le réseau routier français. Combien coûte-t-elle ? Elle dépend à la fois de la taille et de l'âge du véhicule. Le prix est modulé en fonction du nombre d'essieux, mais aussi du niveau des émissions polluantes du véhicule : les véhicules les plus récents, répondant à des normes plus exigeantes sur la pollution, paieront une écotaxe moins élevée. Les barèmes ont été publiés au Journal Officiel le 23 mai 2013. Ils seront de 13 centimes par kilomètre en moyenne à partir du 1er janvier 2014. Trois régions bénéficient d’un abattement de la taxe en raison de leur éloignement du reste de l’espace européen : 50 % d’abattement pour les routes de Bretagne et 30 % pour celles d’Aquitaine et de Midi- Pyrénées. Pour les abonnés à un service de télépéage, une réduction de 10% sera octroyée (Arrêté du 14 mai 2013). Est-ce que le prix des marchandises transportées par camions va augmenter ? Le principe d'un signal prix est d'inciter à un changement de comportement. En moyenne, l’écotaxe représentera une augmentation du prix du transport de l'ordre de 4,1 %. Les transporteurs vont répercuter ce coût vers leurs clients, les chargeurs, grâce à un système de répercussion très simple. Les chargeurs seront donc incités à préférer un mode de transport plus durable. Néanmoins ils peuvent à leur tour choisir d'intégrer une partie du coût de l’écotaxe dans le prix de vente de leurs produits. Il est donc possible que le prix final des produits transportés par la route augmente légèrement. Mais comme la part moyenne du transport dans les prix aux consommateurs des marchandises est d’environ 10 %, une majoration moyenne de 4,1 % sur 10 % ne sera que très peu perceptible. Comment l’écotaxe est-elle prélevée ? Par un système de péage immatériel et sans barrière. Sur les routes concernées seront définis environ 4100 points de tarification, dont le franchissement entrainera la facturation de la section correspondante, d'environ 4 kilomètres. Les 600 000 poids lourds concernés seront dotés de boîtiers GPS qui permettront de détecter automatiquement le passage de ces points de tarification. Qui est responsable du prélèvement de l’écotaxe ? La société Ecomouv est chargée, sous le contrôle de l’État, de mettre en oeuvre l’ensemble du dispositif. Qui contrôle le dispositif ? Les douanes, la police, la gendarmerie nationale et les contrôleurs des transports terrestres. Ils vérifieront en particulier que les véhicules sont bien équipés du boîtier obligatoire. Existe-t-il des amendes ? Oui. Celui qui refuse de s’acquitter du paiement de l’écotaxe encourt une amende d’un montant maximal de 750 euros. Combien va rapporter l’écotaxe ? L'écotaxe doit rapporter 1,15 milliard d'euros par an. À quoi vont servir les recettes de l’écotaxe ? L'intégralité de la part revenant à l'État (750 millions d'euros pour les kilomètres parcourus sur les routes nationales) sera versée à l'agence qui finance les infrastructures de transport en France, l'AFITF. Ces sommes serviront à la construction d'infrastructures de transport, en particulier des infrastructures de modes de transport plus durables : voies ferroviaires et fluviales. La part provenant de la circulation sur les routes départementales ou communales (150 millions d'euros) sera reversée aux collectivités concernées, puisque ce sont elles qui entretiennent chacune leur part du réseau routier. 250 millions serviront à la gestion de l'écotaxe : pose et entretien des portiques, collecte, système informatique, équipements de contrôle, etc. Cette écotaxe existe-elle dans d’autres pays ? Le même principe existe en Suisse, Autriche, Allemagne, République tchèque, Slovaquie, mais les modalités diffèrent. L'avantage du système français est qu’il sera compatible avec ceux de nos voisins, ce qui permettra aux transporteurs de payer différentes sortes de péage, dans différents pays, avec un seul boîtier. (Sources Ministère de l’Ecologie) Mission parlementaire d'information ECOTAXE ----------------------------------------------------------------------- Valeur écologie, par le biais de son Président, se félicite des pistes évoquées par les parlementaires de la mission d’information. C’est un retour à la raison après des propos juridiquement irréalistes, financièrement intenables, et écologiquement contreproductif. La mission confirme la pertinence de la décision prise sous la présidence de Nicolas SARKOZY, de mettre l’Ecotaxe en place. Les aménagements envisagés sont justifiés et offrent aux uns et aux autres, une porte de sortie honorable. -------------------------------------------------------------------- COMMUNIQUÉ de François GROSDIDIER Sénateur de la Moselle – Président de Valeur écologie Ségolène ROYAL inconséquente et irresponsable Les déclarations de Ségolène ROYAL sur l’écotaxe sont irresponsables et inconséquentes. L’écofiscalité est la mère de toutes les réformes écologiques. La nouvelle ministre nous fait faire un bond de dix ans en arrière, avant le Grenelle. C’est l’absurde conclusion de la fermeture de GAD en Bretagne. L’élevage intensif génère des algues vertes et même plus la valeur ajoutée de la filière agroalimentaire, si on transporter (dans des conditions inévitables de souffrance) les porcs vivants de Bretagne en Allemagne, où ils sont abattus. Leurs carcasses redescendent souvent en Italie ou en Espagne pour revenir, en charcuterie fine, dans nos hypermarchés. Du Nord au Sud, les transporteurs contournent l’Allemagne et la Suisse (où ils doivent payer l’écotaxe) pour polluer l’air et abimer les routes françaises… et, grâce à Mme Royal, ça va continuer. Enfin, le Parlement est ridiculisé : autant cesser immédiatement les travaux de la mission d’information de l’Assemblée Nationale et de la commission d’enquête du Sénat, dont le sérieux contraste avec la légèreté de Mme Royal ! --------------------------------------------------------------------- Prix Energies Citoyennes COFELY GDF SUEZ Valeur écologie sera cette année encore associée au Prix Energies Citoyennes COFELY - GDF - SUEZ. Voilà le mot de présentation de François GROSDIDIER : “Le Prix energies Citoyennes est une vraie opportunité pour les Collectivités territoriales qui souhaitent faire partager leur engagement en faveur du développement durable. Membre du jury depuis la création du prix, j’ai souhaité m’engager dans cette démarche puisque je suis Sénateur, Maire de Woippy et Président de la Fédération des Maires de la Moselle. Je connais donc bien les besoins des collectivités, les efforts qu’elles entreprennent, mais également les difficultés qu’elles rencontrent. Les collectivités sont souvent propriétaires d’un vaste patrimoine immobilier qu’il faut gérer et optimiser. Comme nos concitoyens, elles sont préoccupées par leur impact écologique et par l’optimisation en termes d’isolation, de réductions de la consommation énergétique, etc. L’un des points qui m’a séduit dès le début dans ce prix, c’est le nombre important de récompenses décernées. Il est en effet souvent plus facile pour une grande collectivité qui dispose de multiples services, de déposer un dossier, et de développer de nombreux projets écologiques. Cela l’est beaucoup moins quand on regarde une petite collectivité. et pourtant ! Au fil des éditions, on constate une vraie prise en compte des enjeux environnementaux par ces dernières. C’est cette implication qui est une force pour notre pays, les distinguer me semble primordial, nous devons les aider à continuer. Le Prix energies Citoyennes essaye justement d’impliquer le plus de monde possible ! Récompenser les collectivités qui intègrent pleinement le développement durable, trouver des solutions nouvelles pour faire rimer développement et environnement, voilà le sens dans lequel nous devons tous nous orienter, voilà l’essence même du Prix energies Citoyennes !” ------------------------------------------------------------------------- ASPAS et nouvelle réserve naturelle L'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) vient d'inaugurer un nouveau type de Réserves naturelles. Valeur écologie salue une telle initiative. Le Grand Barry devient le premier espace naturel de France reconnu par l’organisation internationale Rewilding Europe, qui vise à préserver la vie sauvage en Europe. Un havre de paix pour la faune et la flore est ainsi créé. Il sera désormais intéressant de voir comment un tel espace va évoluer et de comparer son évolution avec celle des autres réserves qui sont quand même nettement impactées par l'homme. Pour préserver cette nature authentique, l’ASPAS a créé un nouveau type de Réserves naturelles en France, les « Réserves de Vie Sauvage ® », label déjà reconnu au niveau européen. Dans ces lieux de liberté, la nature peut s’exprimer dans toute sa beauté explique l'Association. De nos jours, on peut chasser dans la majorité des Réserves naturelles françaises, y compris des espèces animales en mauvais état de conservation ? C’est par exemple le cas des tétras lyres dans les réserves des Hauts Plateaux du Vercors ou de la Chartreuse. Quant au Parc national des Calanques de Marseille, on peut y lâcher des « gibiers de tir » ou attraper des petits oiseaux à la glu, piège cruel et non sélectif… Et qu’en est-il de l’exploitation forestière ? Celle-ci est autorisée dans la majorité des Réserves naturelles et dans tous les Parcs nationaux ! L'Association explique avec Jacques PERRIN, parrain de l'événement, que face aux dérives imposées à nos Parcs et Réserves d’État par les lobbies de la sylviculture ou de la chasse, il fallait prendre une décision radicale pour assurer une protection réelle de la nature. La seule possible est l’acquisition foncière. C’est ce qu’a accompli l’ASPAS, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages avec son conservatoire ESPACE, puis la création de son label haut de gamme : « Réserve de Vie Sauvage ® ». Entièrement indépendante financièrement, l’ASPAS s’appuie sur des legs et sur des dons. Ses Réserves sont libérées de toute exploitation humaine. Elles sont ouvertes au public. http://www.aspas-nature.org/conservatoire- de-laspas/presentation/
Francois grosdidier

FRANCOIS GROSDIDIER

Président du Think Tank Valeur écologie, Sénateur-Maire de la Moselle


Les menaces qui pèsent sur la santé et l'environnement, le climat et la biodiversité, concernent tous les citoyens et tous les responsables. L'écologie n'est ni de gauche, ni de droite. Les deux plus graves catastrophes écologiques, Tchernobyl et la mer d'Aral, sont le résultat du collectivisme, pas du capitalisme. Cela n'empêche pas les Etats-Unis et et leur modèle d'avoir une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique et l'épuisement des ressources naturelles. Si l'écologie n'appartient pas à la droite, elle répond cependant à des principes de la droite dont je me revendique: -la notion de responsabilité, individuelle comme collective, identifiée et assumée et, le cas échéant récompensée ou sanctionnée. -l'idée conservatrice au sens noble, c'est à dire la conscience du devoir de léguer à nos descendants le patrimoine que nous ont légués nos ascendants.

VALEUR ÉCOLOGIE (association Loi 1901) - 7 Square DESAIX, 75015 Paris
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