Quels impacts sur l’environnement ?
- Surconsommation d’eau au moment où cette eau devient de plus en plus rare.
- Risques sur la santé dus à l’utilisation sans contrôle de produits chimiques avec additifs dans la fabrication de la neige artificielle.
- Perturbation du cycle végétal mettant en cause la diversité biologique et la nature montagnarde.
Arrêtons cette course insensée et irréfléchie à la destruction de notre environnement.
Loin du postulat de départ présentant les canons à neige comme un moyen efficace de pallier le manque de neige naturelle des stations de basse et moyenne altitudes, cette pratique se généralise. L’idée de faciliter le seul retour des skieurs au pied des pistes est bien dépassée !
Or les conséquences des canons à neige peuvent être extrêmement graves pour l’Homme et l’Environnement.
Comment fonctionnent les canons ? La neige de culture est obtenue par pulvérisation puis cristallisation de fines gouttelettes d’eau dans l’air froid ambiant. Mais pour produire de la neige à des températures au-dessus de 0°C et de plus en plus élevées, des additifs sont utilisés (cristaux d’argent, silice ou bactéries irradiées).
Les impacts sur l’environnement L’eau de plus en plus rare vient à manquer
L’alimentation des canons nécessite de grandes quantités d’eau, prélevées dans les ressources superficielles ou souterraines, le réseau d’eau potable ou les retenues d’eau artificielles. En hiver, le débit des cours d’eau de montagne est faible.
Il faut donc construire des retenues artificielles qui stockent l’eau mais qui ont de graves inconvénients. Ces lacs artificiels au fond recouvert d’une bâche en plastique viennent défigurer et modifier les paysages. Les questions de sécurité ne doivent pas être écartées. En cas de rupture, de glissement ou d’éboulement faisant déborder ces retenues collinaires, les conséquences sur les villages en aval seraient dramatiques. Certaines retenues contiennent plus de 300.000 M3 d’eau.
4000 M3 d’eau sont consommés à l’hectare par les canons à neige alors que le maïs qui est l’une des cultures les plus consommatrices d’eau n’est qu’à 1700 M3 par hectare !!!
Une commune de Haute-Savoie a vu une telle dégradation de la qualité de ses eaux que les prélèvements pour enneigement ont dû être stoppés. Dans une autre, un projet de retenue collinaire a été bloqué, il aurait privé d’eau les communes de piémont.
- Des risques pour la Santé
L’utilisation d’additifs comme les cristaux d’argent ou les protéines bactériennes irradiées permet de produire de la neige à des températures plus élevées. De nombreuses stations françaises ont recours à ce système alors que plusieurs pays l’ont interdit ou réglementé. Le propre fabricant de la protéine bactérienne reconnaît que son produit constitue un milieu de culture favorable aux germes pathogènes.
- La végétation bouleversée
Fabriquée avec une eau chargée en nutriments, en matières organiques et en polluants (protéines bactériennes irradiées), la neige artificielle cause un déséquilibre dans la composition du sol et perturbe le développement d’espèces végétales typiques des milieux montagnards.
Plus compacte que la neige naturelle, la neige artificielle fond moins vite et affecte l’agriculture pastorale (prairies plus tardives).
- Le paysage
Les canons à neige d’une douzaine de mètres de hauteur et dont l’utilité reste le plus souvent à démontrer s’ajoutent aux équipements existants et défigurent le paysage à l’année.
Que dire enfin des conséquences sur l’homme et les animaux ? Quels effets aura cette neige de culture sur le long terme ? Que des sujets encore mal maîtrisés et qui pourtant n’interpellent que peu la population et les autorités.
A quand une vraie réglementation ? Aucune réglementation ne s’applique spécifiquement aux installations de neige artificielle. Celles-ci relèvent de fait de plusieurs d’entre elles : loi sur l’eau (retenues collinaires et prélèvements dans un milieu naturel), installations classées (construction de l’usine, compresseurs), sécurité publique (retenues collinaires), loi sur les études d’impact si l’installation dépasse un certain seuil et des règles spécifiques d’urbanisme (travaux divers, permis de construire…) rendant inextricable leur application. |