
S’il fallait résumer le principal objectif du Gouvernement auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir, cela pourrait être ainsi : « Réconcilier Ecologie et Economie ». |
LE FIGARO – Votre association n'est pas la première du genre. Il y a déjà, à droite, le mouvement de Corinne Lepage. Nicolas Hulot entend lui aussi peser dans le débat... LE FIGARO – Vous êtes entré récemment au Parti radical, parti associé à l'UMP. Pourquoi ? André Rossinot, président du Parti radical, voulait développer un pôle écologique actif. J'ai pensé que pour déclarer l'état d'urgence de l'écologie, il était bon d'intégrer un petit parti, plus réactif. LE FIGARO – Vous n'avez pas été reconduit par Dominique de Villepin à l'Environnement. Vous considérez-vous victime des lobbies ? En arrivant à Matignon, le premier ministre voulait que rien ne perturbe sa relation avec les parlementaires. Évidemment, j'étais dans une position perturbatrice. |
FRANCOIS GROSDIDIER
Secrétaire général de
Valeur écologie
Député de la Moselle
Maire de Woippy
Président de la fédération
des maires de Moselle
Les menaces qui pèsent sur la santé et l'environnement, le climat et la biodiversité, concernent tous les citoyens et tous les responsables. L'écologie n'est ni de gauche, ni de droite. Les deux plus graves catastrophes écologiques, Tchernobyl et la mer d'Aral, sont le résultat du collectivisme, pas du capitalisme. Cela n'empêche pas les Etats-Unis et et leur modèle d'avoir une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique et l'épuisement des ressources naturelles. Si l'écologie n'appartient pas à la droite, elle répond cependant à des principes de la droite dont je me revendique:
-la notion de responsabilité, individuelle comme collective, identifiée et assumée et, le cas échéant récompensée ou sanctionnée.
-l'idée conservatrice au sens noble, c'est à dire la conscience du devoir de léguer à nos descendants le patrimoine que nous ont légués nos ascendants.