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Par Diane d’ARRAS Directeur Métiers et recherche Suez Environnement
La distribution d’eau et d’assainissement ont été et restent un formidable instrument de santé
Le XXème siècle a été marqué par le développement des services d’eau et d’assainissement en Europe et des avantages d’hygiène publique associée à eux. Pour mieux mesurer cela il suffit de regarder ce qui se passe aujourd’hui dans les pays en voie de développement où l’eau est une des principales causes de mortalité infantile. Ce débat n’est pas complètement en dehors de notre épure en particulier parce que l’hygiène reste un sujet d’actualité (exemple des gastro-entérites de début d’année dues aux grands rassemblements familiaux , aux chaînes du froid ou d’hygiène alimentaire …).
Les consommateurs savent d’ailleurs dans l’ensemble ce que l’eau leur apporte : les études prouvent qu’ils lui font confiance (87%). Malgré cette remarque, la question que l’on peut se poser est: a-t’on atteint le haut de la courbe des apports bénéfiques ? est-on en train de régresser ?
La situation continue à progresser car les forces de progrès sont supérieures aux forces d’inertie et de régression :
En effet, petit à petit on réussit à vaincre les forces d’inertie, à condition de tirer tous dans le même sens (état, collectivités, distributeurs, organismes de contrôles)
exemple 1 : bactériologie Dans les petits réseaux la qualité bactériologique n’a pas toujours été idéale en particulier en raison du refus des collectivités d’avoir recours aux désinfectants. Il y a des faux amis : les eaux de montagne si pures ne sont pas toujours si belles … !
Exemple 2 : on développe aujourd’hui des méthodes de contrôle beaucoup plus performantes que par le passé ce qui permet de mieux maîtriser la chaîne de qualité: Analyses bio moléculaires Etude de risques de type HACCP similaire à celle de l’industrie alimentaire .. C’ est l’exemple d’Orléans où suite à une étude de risque sur les ressources, la Lyonnaise à proposé la mise en place de membranes (en parallèle d’une politique de prévention avec la Chambre d’agriculture). Le grand débat sur le préventif/curatif est d’ailleurs terminé depuis que l’état a été condamné en Bretagne (Guingamp) : en parallèle du préventif il faut le curatif.
Exemple 3 : l’assainissement : la France est en retard et en particulier sur les zones de baignade ou zone sensibles ; des progrès sont faits et doivent être poursuivis pour améliorer la situation environnementale mais aussi sanitaire. (exemple de Biarritz)
Mais ce constat « positif » n’empêche pas d’être vigilant et voir d’être plus exigeant : D’une façon générale on est plus exigeant: -les normes sont régulièrement plus exigeantes que par le passé (plomb, pesticides, …) -les méthodes analytiques plus performantes détectent des éléments que l’on ne savait pas mesurer, et donc on peut réagir. -la nouvelle directive cadre européenne ambitieuse en matière de qualité, reprise dans la loi sur l’eau actuelle, s’est fixé de ramener la qualité des eaux à un meilleur niveau en 2012.
Mais il faut être vigilant car l’industrie pharmaceutique et chimique tout en faisant progresser le niveau de service met sur le marché des molécules qu’il faut surveiller, quantifier, voir éliminer. L’analyse amont de ces molécules doit être développée et vue plus rapidement avant qu’elles ne soient déjà dans l’environnement afin de choisir les meilleures globalement. Il y a sûrement des progrès à faire de ce point de vue.
Dans cette bataille, Suez Environnement dépense une grande partie de ses budgets de recherche sur les substances émergentes : Méthodes analytiques à développer Mesure à faire dans les ressources Efficacité des traitements. Et bien entendu Lyonnaise des eaux accompagne les collectivités dans la mise en place de plan de prévention, d’ installations de traitement des eaux (potables ou résiduaires) pour traiter ou renforcer les barrières, (le bon traitement d’une station d’épuration, c’est la protection des eaux à l’aval)..
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